Lorsqu'on met en place une stratégie de référencement, il est bien entendu important d'identifier les "meilleurs mots clés" sur lesquels faire porter ses tentatives de positionnement. Mais une catégorie de termes est trop souvent oubliée : les fautes de frappe et d'orthographe. Celles-ci peuvent pourtant générer un trafic qui est très loin d'être négligeable. Voici, en deux étapes, quelques réflexions sur la meilleure façon d'identifier ces termes et comment référencer votre site sur ces derniers, ce qui est loin d'être évident, contrairement à ce que l'on pourrait penser...

Lorsqu'on met en place une stratégie de référencement, il est bien évidemment essentiel de bien définir ses mots clés. Qu'ils soient "larges" ou "génériques" ("audit", "tourisme", "conseil", "CD", etc.) ou plus précis ("gîte rural auvergne", "expert comptable marseille", "audit hôtellerie agro-alimentaire", etc.), l'essentiel sera de bien définir une liste de requêtes représentatives de votre activité, qui pourra être prise en compte dans le cadre d'un référencement "naturel" ("organique", dans les pages de résultats des moteurs) et / ou d'une stratégie de liens sponsorisés.

Mais une stratégie de choix de mots clés qu'on oublie souvent, et qui rapporte pourtant un trafic qui n'est pas négligeable, consiste à identifier les fautes de frappe ou d'orthographe, notamment sur le nom de la société (ou organisme) qui édite le site, ou sur des noms de marque ou, enfin, sur des mots clés importants pour votre activité. Il faut également les prévoir et les prendre en compte car tout le monde ne sait pas obligatoirement comment taper vos patronymes et noms de produits sur les moteurs, ou ne sait pas écrire parfaitement les termes qui correspondent à votre secteur d'activité.

Ainsi, le site Abondance est trouvé sur des mots comme "googol", "googel", "gooogle", "googles", "référencement", "accona", "cloaking" et "cloacking" (je n'ai jamais su écrire ce mot...) ou sur mon nom ("olivier andrieux" avec un "x"), etc.

Chaque requête représente un trafic relativement faible (certains mots clés génèrent cependant quelques centaines de visites par mois, voire plus), mais le trafic général que ces fautes d'orthographe ou de frappe représente est loin d'être négligeable (plusieurs milliers de visites mensuelles sur Abondance). Les petits ruisseaux font les grandes rivières... Il faut donc y penser au moment de définir ses mots clés...

La première difficulté sera d'identifier quelles fautes d'orthographes et de frappe prendre en compte. Une fois ce travail effectué, il vous faudra lancer une optimisation et un référencement idoines pour que les moteurs les prennent en considération. Pas si simple...

Etape 1 : Comment trouver les fautes de frappe et d'orthographe ?

Il existe plusieurs façons, plus ou moins intuitives, pour identifier ces "mauvais" (au sens grammatical du terme) mots. En voici quelques-unes :

- L'analyse des logs (mémoire des connexions) de votre site web. Si certains mots mal orthographiés sont caractéristiques de votre site, peut-être vous êtes-vous déjà fourvoyé à votre tour et ces mots se trouvent-ils, à votre insu, dans vos pages. Celles-ci peuvent donc être déjà trouvées dans les résultats des moteurs. Vous le saurez vite en regardant vos statistiques, tous les outils de ce type proposant un minimum de sérieux affichent les mots clés et expressions avec lesquels votre site a été trouvé. Analysez-les, vous y trouverez peut-être (et même surement...) quelques "perles"...

- Le sondage ou étude interne : demandez à vos employés, partenaires ou amis quelles sont fautes qu'ils commettent le plus souvent sur les mots clés importants pour votre activité.

- Mise en place d'un moteur de recherche interne sur votre site et analyse des mots clés identifiés.

- Les générateurs de mots clés, et notamment celui de Google (https://adwords.google.com/select/KeywordToolExternal) peuvent parfois proposer certains mots clés mal orthographiés, mais cela reste assez rare.

- Utiliser un générateur de fautes de frappe ou d'orthographe. Il en existe quelques-uns sur le Web, comme :

 

La suite de cet article est réservée aux abonnés.