Si l'optimisation des pages web pour les moteurs de recherche passe par une meilleure définition des urls, du code HTML, des liens, etc., elle doit avant tout être basée sur l'optimisation du contenu lui-même, depuis le titre (balise TITLE) jusqu'au texte qui le compose. Dans cette série de deux articles, David Cohen (de la société de référencement CVFM) nous explique comment optimiser un contenu rédactionnel afin de le rendre plus visible par les moteurs de recherche... On commence ce mois-ci avec le titre (titre éditorial et balise TITLE) de ces contenus textuels...

La matière première de la visibilité : le texte

Cet article commence par un simple constat : malgré les améliorations claironnées par les moteurs, leurs spécialisations en moteurs-images, moteurs-vidéo… Malgré les YouTube, malgré la promesse du Web sémantique, les moteurs n'indexent actuellement que des textes... Pire : ils ne lisent toujours que des chaînes de caractères. Du coup, il leur faut de gigantesques thésaurus pour approcher le sens (la sémantique) de ce qu'ils indexent. S'ils ne sont peut-être pas toujours très "sémantiques", ces grands moteurs, mais c'est de mieux en mieux imité...

D'autre part, qu'en est-il du référencement aujourd'hui ? Grâce au savoir-faire des référenceurs, nous avons la possibilité de créer des sites optimisés, tout du moins leur structure HTML, à 100 %. Alors que faire dans ce cas pour augmenter encore l'audience des sites dont nous faisons la promotion ? Où sont les réserves d'audience ? Celles-ci vont être générées par un élément que les SEO (Search Engine Optimizers) n'abordent pas souvent  parce que c'est le métier des concepteurs-rédacteurs-journalistes : le contenu textuel du site.

Parler aux lecteurs versus parler aux moteurs

De fait, on entend souvent les rédacteurs défendre la libre expression littéraire, face à un texte composé de mots-clés "pêchés" par le marketing. Les littéraires contre les commerciaux, les scientifiques contre les communicateurs : c'est un classique gaulois… Ils n'ont pas tout à fait tort, car on peut parfois être atterré par des textes écrits spécialement pour les moteurs et heureusement invisibles (notamment ceux qui constituent la balise meta "description"). Si tout le monde n'a pas la capacité d'écrire de façon attractive et avec expertise sous la contrainte de mots obligatoires, il doit toutefois être possible de faire une phrase avec six mots, qu'ils soient clés ou non...

Pourtant il faut savoir ce que l'on veut... Informer, convaincre, vendre ou faire de la littérature, tous ces objectifs sont excellents, il faut simplement ne pas les perdre de vue. C'est le pain quotidien des rédacteurs de pub qui produisent beaucoup de formules pour n'en garder que peu ou des poètes qui savent jouer de la place des mots. C'est aussi le lot des secrétaires de rédaction qui doivent trouver des titres accrocheurs avec les mots compris de tous. Ces travailleurs des mots au quotidien nous montrent que l'opposition entre l'écriture pour les lecteurs et celle pour les moteurs peut être dépassée. La synthèse est possible. Encore faut-il éviter de confier l'écriture pour les moteurs à des "petites plumes"...

D'autres raisons d'espérer

Appelons Danny Sullivan, l'ex-pilier éditorial de SearchEngineWatch.com et nouveau créateur du site SearchEngineLand.com, pour appuyer notre expérience : "Journalists, they say, would be wise to do a little keyword research to determine the two or three most-searched words that relate to their subject and then include them in the first few sentences. That's not something they teach in journalism schools. But in the future, they should." En bref, on devrait enseigner à écrire sous la contrainte des mots-clé dans les écoles de journalisme...

De son coté, le New York Times titrait le 9/04/2006 : This Boring Headline Is Written for Google (http://www.nytimes.com/2006/04/09/weekinreview/09lohr.html?ei=5090&en=86fd20f27aa1d645&ex=1302235200&pagewanted=print, les capitales spammeuses sont d'origine), mais terminait aussi l'article par cette citation du président de CBS Digital, ici traduite : "C'est à nous de protéger le contenu mais l'optimisation est un outil qui devrait contribuer à l'efficacité du médium."

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