De nombreux sites sont ciblés vers plusieurs populations, parlant des langues différentes. Le mois dernier, nous tentions d'apporter un éclairage précis sur les différentes façons de structurer un site web en fonction de plusieurs zones linguistiques, depuis la meilleure solution, jusqu'à... la pire ! ce mois-ci, nous explorons deux pays très dynamiques sur le Web : le Japon et la Chine. Comment référencer son site sur les moteurs de recherche leaders dans ces deux pays ? Voici quelques indications et voies à suivre...

Le référencement multilingue pourrait presque devenir un pléonasme à l'avenir, tant les langues diverses sont présentes aujourd'hui dans les échanges professionnels. Tout d'abord, parce que l'entreprise évolue dans une Europe à 27 (et presque autant de langues !), ensuite parce qu'Internet favorise largement les échanges commerciaux entre les 27 pays européens et bien entendu au delà de ses frontières, entre continents.

C'est sur ce dernier point que nous avons souhaité nous pencher plus particulièrement sur quelques spécificités d'un référencement à destination du continent asiatique. Nous nous intéresserons, dans cet article, à deux pays à l'économie très dynamique, notamment sur le Web : la Chine et le Japon.

Quelles contraintes pour les langues asiatiques ?

Dans ce contexte, l'enjeu d'une présence en première page des moteurs de recherche est essentiel mais demande au référenceur un travail d'adaptation aux "contraintes" de ces pays. Contraintes d'ordre :

- Commercial : quel est le paysage des outils de recherche dans le pays ciblé, les offres disponibles ?

- Technique : les processus d'indexation des pages d'un site et de calcul de pertinence en vue de leur positionnement comportent-ils des changements par rapport à l'Europe ?

- Sémantique : comment construire les contenus ? Quelles expressions choisir ? Comment ventiler ces expressions dans ces contenus ?

Choix du nom de domaine

Dans la première partie du dossier consacré au référencement multilingue, nous avons vu toute l'importance de bien choisir la solution technique la plus favorable au bon positionnement du site, chacune présentant ses forces et ses faiblesses. Nous considérerons ici la solution la plus "profitable", à savoir un nom de domaine par langue. En effet, pour rappel, cette "indépendance" présente, entre autres, deux avantages déterminants : une adaptation culturelle graphique du site, très importante lorsque l'on s'adresse à une population aux repères différents, mais également un meilleur traitement des pages du site par les moteurs, notamment lors des recherches locales (exemple : recherche de pages en chinois en provenance de Chine, voir première partie de l'article le mois dernier).

Paysage des outils de recherche en Chine

Le premier choix de moteur de recherche par les internautes chinois est indiqué sur le graphique ci-dessous (concernant des internautes de Pékin, Shanghai, Guangzhou, source : http://www.cnnic.cn/, Septembre 2006, China Internet Network Information Center) :

Premier choix de moteur des internautes chinois

Contrairement à l'Europe où Google dispose d'une position hégémonique, le marché des moteurs est beaucoup plus disputé en Chine, notamment avec des moteurs locaux comme Baidu (http://www.baidu.com/), qui occupe la position de leader.

76% des internautes chinois utilisent deux moteurs de recherche. Leur deuxième choix se porte alors, logiquement, sur Google :


Fichier PDF téléchargeable ici (la lettre Réacteur n'était à cette époque-là disponible que sous cette forme).