À notre époque emplie de « fake news », il est parfois difficile de séparer le bon grain de l'ivraie et de se faire une idée de la qualité et de la fiabilité d'une source d'information trouvée dans le monde numérique en général et sur le Web ou les réseaux sociaux, en particulier. Il nous a semblé intéressant de mettre à plat un certain nombre de concepts et d'essayer de comprendre, dans cette série d'articles, comment avancer, d'une manière la plus « scientifique » possible, dans notre approche de l'information et des sources qui la diffusent...

Par Christophe Deschamps



En 2016, l’Oxford Dictionary décidait de déclarer le mot « post-vérité » (post-truth) mot de l’année. Il faut dire qu’entre les « bulles de filtre » accusées d’avoir aidé à l’élection de Donald Trump et la déclaration de son porte-parole, Sean Spicer, indiquant que « parfois nous pouvons être en désaccord avec les faits », l’année avait été particulièrement mortifère pour la notion de vérité.

Bien sûr la désinformation ou la mésinformation sont vieilles comme le monde et participent depuis toujours des stratégies d’influence mises en œuvre par les organisations comme par les individus, pour faire avancer leurs idées, mais la puissance et l’emprise des réseaux sociaux ont donné à ces contenus une capacité de propagation et éventuellement de manipulation, totalement inédites dans l’histoire de l’humanité. Notre capacité à détecter ces influences pour les contrer, les combattre ou tout simplement en tenir compte dans nos raisonnements est donc devenue essentielle au renforcement de notre esprit critique et cette série d’articles se propose de donner quelques clés permettant à tout un chacun d’effectuer ce travail critique.

Les grands types de risques informationnels

D’après l’organisation d’aide aux journalistes pour la vérification d’informations provenant des réseaux sociaux Firstdraftnews (https://firstdraftnews.org/), il existe au moins sept types de mésinformation/désinformation. Commençons par définir ces deux mots :

  • Désinformation : processus aboutissant à l’intégration, par un public, d’informations distordues, incomplètes ou fausses (avec des conséquences éventuelles sur certaines de ses décisions futures), ces altérations trouvant leur origine dans une démarche volontaire, avec pour objectif de tromper.
  • Mésinformation : processus par lequel s’élabore et se diffuse une information distordue ou incomplète, du fait du manque de vigilance, d’un excès de confiance, de l’indolence, du manque de méthode, de l’ensemble des maillons de la chaîne d’information.

(Source : Florian Gouthière http://curiologie.fr/2015/11/mesinformation-ou-desinformation/)

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

Christophe Deschamps, Consultant-formateur : veille stratégique, intelligence économique, social KM, e-réputation, mindmapping, IST (http://www.outilsfroids.net/)