On le sait, Google prévoit de chiffrer à terme toutes ses pages de résultats, faisant ainsi disparaître les mots-clés "referers" qui ne seront plus transmis aux sites distants. Mais on peut se poser la question de la validité de cette décision devant la loi : ne s'agit-il pas là d'un abus de position dominante ? Cet article répond à cette interrogation et indique que Google pourrait être plus qu'embarassé devant les conséquences d'un tel jugement. Mais la Commission européenne osera-t-elle affronter le géant américain sur ce terrain ?...

Cet article fait partie de la Lettre Réacteur #152 du mois d'octobre 2013

Début de l'article :

Le 18 octobre 2011 (soit il y a 2 ans presque jour pour jour), Google a pris le parti de chiffrer les données de référencement naturel et de ne fournir aux utilisateurs de Google Analytics qu'une petite partie des données réelles et utilisables alors qu'une partie importante est fournie sous forme de « not provided » (http://www.abondance.com/actualites/20111019-11116-google-commence-a-chiffrer-ses-recherches-catastrophe-pour-le-seo.html). Le site www.notprovidedcount.com (qui agrège les statistiques de Google Analytics pour 60 sites importants) relève qu'en moyenne, près de 75% des données sont actuellement en « not provided », avec une probabilité élevée qu'à la fin de l'année, 100% des données le deviennent. Il sera donc bientôt impossible d'obtenir les données « referer », sauf…. à passer par les publicités Adwords. Les conséquences techniques et économiques sont énormes car cette pratique permet à Google d'assurer un quasi-monopole sur ces mots-clés « referer ». Quelle est la marge de manœuvre juridique de Google dans cette pratique ?

(Not provided), de quoi s'agit-il ?

Le « not provided » semble être comme une maladie inquiétante touchant le SEO depuis peu. Pour simplifier l'explication, il convient de rappeler que les données « referer » permettent de comprendre le cheminement d'un internaute pour arriver sur ce site. Google Analytics fournit ces données de manière gracieuse. Or, depuis 2011, Google « crypte » les données de ses utilisateurs (et donc, ne les fournit plus aux utilisateurs d'Analytics) pour, soi-disant, des raisons de sécurité et de respect de la vie privée.

Ce cryptage effectué par le biais de la recherche sécurisée « Google Search Secure » (qui s'identifie facilement par le s dans le https (https://www.google.fr/search?q=abondance par exemple) s'opère de plusieurs manières, notamment :
- Lorsqu'un utilisateur a laissé ouvert une session d'un site de Google (Google, Gmail, Youtube, etc…),
- Lorsqu'un utilisateur a bien fermé sa session, mais a laissé une page Internet ouverte,
- Lorsqu'on utilise Firefox ou Chrome,
- Etc.

...

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Taille de l'article : 3 pages (format A4 Word)
Auteur : Alexandre Diehl, Avocat à la Cour, cabinet Lawint (http://www.lawint.com/).

Formats disponibles : Word, PDF, HTML
Date de parution : 17 octobre 2013

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