Nous avons parlé depuis deux mois ici-même de cocon sémantique. Cependant, il existe d'autres façons d'imaginer le maillage interne d'un site web. Par exemple, comme expliqué aujourd'hui, en supprimant les liens réciproques dans votre maillage et en faisant donc le contraire du processus de cocon pour demander au surfeur raisonnable d'avoir un comportement précis. Comment est-ce que cela fonctionne ? Explications...

Par Christian Méline

Quel drôle de titre ? Pourtant, point de science-fiction ici ! Suivez-nous dans notre quête de maillage efficace...

Les 2 premiers types

Le premier est ce que chacun connaît du maillage interne classique, fait plus ou moins habilement. Certains font des liens partout où ils peuvent dans leur contenu vers d’autres pages de leur site. D’autres, déjà plus sérieux, tentent approximativement de répéter des schémas prédéfinis mathématiquement. Généralement, ces derniers ne sont reproduits que sur certaines parties du site. Ils ne sont pas faits partout et c’est bien dommage.

Le deuxième est le cocon sémantique. Nous prenons une page bien précise. Nous allons créer vers celle-ci une sorte de « tunnel sémantique ». Ceci explique que les menus y sont souvent absents. En effet, nous ne mettons pas de menu dans un tunnel… L’idée est d’amener l’internaute vers un point de convergence sans le distraire. Nous en avoir parlé le mois dernier et le précédent.

L’objectif du maillage interne tel qu'abordé aujourd'hui n’est pas de faire monter une seule page. Indubitablement, son but est de valoriser TOUT le site. Bien réalisé, c’est une technique terriblement efficace !

Le maillage : pourquoi vouloir changer ?

Nous vous proposons aujourd’hui une approche entièrement basée sur deux principes particuliers. Nous utilisons la sémantique prédictive d’une part et la curiosité de Google d’autre part.

Il faut intégrer le fait suivant : l’existence d’un lien ne suffit pas pour que son effet se produise en totalité et immédiatement. Pour bien comprendre, schématisons au maximum. Le surfeur de Google doit passer au minimum 40 fois par chaque lien. À partir de là, l’effet commencera à bien se sentir. En effet, la puissance (ce que l’on nommait autrefois le PageRank) d’une page est obtenue par itération. La formule admise fait converger la puissance maximum obtenue par un lien après environ 40 itérations. Celle-ci plafonne même après 100 itérations (sauf changements dans les pages qui émettent des liens vers elle). Toutefois, un maillage est un système complexe. Ceci rend le nombre d’itérations très dépendant du système entier. Voici une source parmi d’autres si le sujet vous intéresse (et si vous supportez l’abus de Paracétamol) :
https://perso.liris.cnrs.fr/pierre-edouard.portier/teaching_2014_2015/ia/pr/pr.pdf

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Christian Méline, Concepteur du système des metamots (https://self.cocon.se/)